Les caméras Wi-Fi se vendent très bien : on les branche, on scanne un QR code, et l’image apparaît sur le téléphone en cinq minutes. Les caméras filaires PoE demandent un câble et un installateur. Pourtant, c’est presque toujours le filaire que nous posons chez les professionnels. Voici pourquoi, et dans quels cas le Wi-Fi reste le bon choix.
La différence en deux mots
Une caméra Wi-Fi reçoit l’image par les ondes et le courant par une prise électrique proche. Une caméra PoE (Power over Ethernet) reçoit l’image et le courant par un seul câble réseau, tiré jusqu’à l’enregistreur ou au switch. Un seul câble, pas de prise électrique à prévoir en hauteur.
Ce que le Wi-Fi fait bien
- Pas de travaux : pas de saignée, pas de goulotte, pas de faux plafond à ouvrir.
- Installation rapide : utile pour un appartement en location ou une installation provisoire.
- Déplaçable : la caméra peut changer de place en quelques minutes.
Les limites du Wi-Fi qu’on découvre après l’installation
- Les murs : le béton armé et les murs épais coupent le signal. Une caméra au fond du jardin ou à l’étage se déconnecte régulièrement.
- Le nombre de caméras : à partir de quatre ou cinq caméras sur le même Wi-Fi, le réseau sature et les images saccadent ou se figent.
- Les coupures : chaque redémarrage de la box ou de la caméra, chaque changement de mot de passe Wi-Fi, peut interrompre l’enregistrement — parfois sans que personne s’en aperçoive.
- L’alimentation : il faut quand même une prise 220V près de chaque caméra, souvent en hauteur et en extérieur.
- La sécurité : un signal radio peut être brouillé, et une caméra mal protégée est plus exposée qu’une caméra câblée.
Pourquoi les professionnels câblent
Sur les sites que nous équipons — magasins, usines, hôtels, résidences — le PoE s’impose pour des raisons simples : l’image ne coupe pas, la caméra est alimentée par l’enregistreur (donc protégée par le même onduleur), et une seule personne peut diagnostiquer toute la chaîne en cas de panne. Un câble réseau correctement posé fonctionne pendant des années sans qu’on y touche.
C’est aussi ce qui permet de monter des installations de plusieurs dizaines de caméras, comme sur l’usine Gestamp à Kénitra ou le site Aptiv à Tanger Automotive City, où tout repose sur la baie réseau.
Les cas où le Wi-Fi est le bon choix
- Un appartement en location, où l’on ne peut pas percer ni tirer de câbles.
- Une seule caméra à ajouter dans un endroit déjà couvert par un bon signal.
- Une surveillance temporaire : un chantier, un local vide, une période d’absence.
- Un point isolé où tirer un câble coûterait plus cher que la caméra elle-même.
La solution mixte
Dans la pratique, beaucoup d’installations combinent les deux : le cœur du système en PoE pour les points qui comptent (entrée, caisse, allées, portail), et une ou deux caméras Wi-Fi pour des endroits difficiles d’accès. L’important est que les caméras essentielles ne dépendent pas des ondes.
Si vous hésitez, posez-vous une seule question : est-ce grave si cette caméra ne filme pas pendant deux jours sans que je le sache ? Si la réponse est oui, elle doit être câblée.
Pour aller plus loin : caméras de surveillance à Tanger, réseau informatique et Wi-Fi, ou demander un devis gratuit.
